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QUANTILLY

        Historique:

      Quelques laitiers et le moulin de la Vielle forge, du XVe siècle , évoquent une longue tradition métallurgique antique et médiévale dans le pays. Fief des seigneurs de Menetou; famille Sarlon , de Quantilly, Bonnay, Cravant, Coeur, la terre de Quantilly connaît son heure de gloire avec Jacques Thiboust au XVIe siècle et les archevêques de Bourges aux XVIIe et XVIIIe siècles.

       Le fief de Chamgrand, aux Labbe depuis le XVIe siècle, rend hommage à Mehun, tandis que celui de Vaux, mentionné dès le XIIIe siècle relève de l'alleu de Boisbelle. La chapelle des Berts, qui date du XVIIe siécle, se révèle l'édifice religieux le plus ancien puisque l'église paroissiale de Saint-Genou a été rebâtie en 1727 et encore remaniée au XIXe siècle.

        Relevant de la région naturelle de Pays fort, la campagne bocagère est couverte de bois, de prés, de labour et d'arbre fruitiers ( pommiers, poiriers, pruniers, noyers, châtaigniers)

Quantilly est une commune située dans le département du Cher (région du Centre). La ville de Quantilly appartient au canton de Saint-Martin-d'Auxigny et à l'arrondissement de Bourges. Les habitants de Quantilly s'appellent les Quantillais et étaient au nombre de 442 au recensement de 1999. La superficie est de 12.8 km². Elle se situe géographiquement à une altitude de 201 mètres environ.

Bonifiée par le chaulage et le marnage, l'arboriculture remonte aux plantations ordonnées parJacques Thiboust au XVIe siècle et à celles dont les Lebert dotent leur fondation pieuse au XVIe siècle.

         Le pays Fort: est une petite région de Berry située entre la Sologne et le Sancerrois. Le nom de cette région lui vient de ces franges ouest (comme à Aubigny sur Nère ou La Chapelle d'Angillon) où l'on passe à quelques kilomètres près de « pays fort » (bocage fertile) en « pays faible » (la forêt et les landes de Sologne où « rien ne pousse »). Le Pays-Fort revêt une identité particulièrement forte dans le canton de Vailly sur Sauldre, trop loin de Sancerre pour être sancerrois. Aujourd'hui, cette petite Normandie berrichonne est un territoire assez pauvre et peu peuplé qui n'a pas connu un fort développement aux XIXe et XXe siècles. L'essentiel de son économie repose sur la polyculture (élevage bovin, caprin et cultures d'oléagineux). Ses limites avec le Sancerrois sont mal définies, tout comme au sud, avec les terres de la Principauté souveraine de Boisbelle et les forêts qui l'isolent de la Champagne Berrichonne.

        Jacques Thiboust: Né à bourges en 1492 fait une formation juridique qu'il met au service du roi François Ier, puis de sa soeur Marguerite de Valois, duchesse d'Alençon et de Berry, future reine de Navarre. Il était notaire et secrétaire du roi. Il anima un cénacle Berrichon. Thiboust était noble par sa charge et donc avait son blason. En effet c'est Charles VIII qui par lettres de février 1484 déclara ses secrétaires nobles. Toutefois, pour qu'il fut anobli par sa charge, lui et sa postérité, il fallait que le secrétaire du roi en mourût revêtu eu qu'il ne s'en démit qu'après un exercice de vingt années. Il avait rang de chevalier et était considéré comme ayant quatre quartiers de noblesse. A ce titre il avait droit de franc-fief et nouveaux acquets c'est à dire pouvait acquérir des biens nobles sans payer les droits auxquels les roturiers étaient assujettis en pareil cas, c'était là du reste un privilège que possèdaient les habitants de Bourges, par concession formelle que leur en fit Charles VII en 1437.

        Jacques Thiboust se maria avec Jeanne de La Font 1521, Jeanne qui à la beauté et à la fortune unissait non seulement l'esprit naturel mais encore les avantages de l'éducation la plus soignée qu'une femme pût recevoir à cette époque; celle là même que ses contemporains ont signalé comme une muse et ses amis pleurée comme une Grâce. Elle était simple sans pédanterie, d'une galanterie discrète; elle cultivait avec succès les arts, la littérature, la danse, la musique vocale et instrumentale, faisait des vers et séduisait par une conversation entrainante.

         Le cénacle de thiboust réunissait des officiers de chancellerie, des étudiants d'université, des financiers, des médecins et clercs locaux. Cela confirmait que le milieu des notaires et secrétaires du roi, par son dynamisme et son ambition perpétue la tradition médiévale qui en fait depuis Philippe Le Bel , un vivier culturel intense et en perpétuel renouvellement. On comptait dans son cénacle Jacques Colin , Guillaume Bochetel, Jacques Le Roy, François Habert et le poète Clément Marot.

          Jeanne La Font mourut après onze ans de mariage en août 1532 à la suite d'une courte maladie; elle fût ensevellie en l'église de Quantilly, ou son mari lui fit élever une tombe.

Jacques Thiboust entame une carrière de mécène qui ne cessera qu'à sa mort en 1555 il fut inhumé en L'église de Quantilly avec son épouse Jeanne de La Font.

           Le Vieux Château: Cette seigneurie appartint primitivement aux seigneurs de Menetou, puis à une série de seigneurs qui paraissent unis à la famille de Menetou: Etienne en 1255, Guillaume en 1286 Jehan de Quantilly en 1346, Robert en 1310, Gilbert en 1377, Robert de Ronay seigneur de Quantilly en 1414.

           Jacques Coeur acquit Quantilly, son fils en jouissait en 1487. Rougier le jeune en est seigneur de 1504 à 1517.

           En 1524 Jeanne Rougier le vend à Jacques Thiboust secrétaire du roi, au prix de 5.820 fr. Situé en pays de bois et de vignobles et sur un sol propice aux arbres fruitiers, la propriété de Thiboust pouvait être des plus agréable. Mais il y manquait le principal un manoir en rapport avec l'importance du maître, et qui pût remplir l'usage qu'il lui destinait. Il le fit reconstruire et édifia un château dans le gout du jour. Il l'entoura d'un parc et fit planter futaies, arbres, fruitiers, vignes.

           Marie Thiboust porta cette terre à Etienne Bigot dont elle était veuve en 1570. Jacques Bigot la vendit à l'archevêque en 1618 dès lors Quantilly fut uni à la terre de Saint Palais.

           L'archevêque fit construire le corps de logis qui fait face au sud et établir des jardins et vergers qui sont au pied.

Déjà seigneur de la terre et justice de Saint Palais en Septaine, l'archevêque de Bourges en la personne de Monseigneur André Fremiot veillent en la bonne gestion de leurs biens riches en bois, terres, vignes, arbres fruitiés, moulin à blé et à tan jusqu'au séquestre révolutionnaire. Afin de mieux assurer leurs droits et leurs revenus, les prélats font matérialiser les limites de leur seigneurie écclésiastique en plantant de grosses bornes de pierres frappées de la croix archiépiscopale. Deux croix subsistent encore aujourd'hui.

   Mais le château a eu à souffrir des négligences et des outrages des révolutions. En 1789, le château consistait en une cour fermée; un pavillon abritait la porte d'entrée; au-dessus était une chambre; à coté, à droite la chapelle voutée d'un lambris en berceau qui tombait en pourriture. Les parties situées à l'ouest n'existent plus. Au sud s'élevait le corps de logis porté sur caves, avec rez de chaussée et premier étage et une tour à chaque bout. les fossés entouraient le château.

              La terre de Quantilly, appartenants et dépendances, qui étaient encore propriétés des archevêques de Bourges à la révolution, fut vendue, comme bien national le 14 juin 1791, pour la somme de 24.000 fr aux citoyens Gabard et Rabillon des Marquions. Ce dernier ancien fermier du domaine garda le château.

Vers 1850 il ne reste que le batiment sud et une tour dressée sur un puissant soubassement. C'est aujourd'hui le centre d'une exploitation agricole.

Chapelle des Berts:

                Le 12 juillet 1671, Mgr de Montpezat, archevêque de Bourges, permet à Laurent Leberr, laboureur en la contrée de Vaux et veuf de Sébastienne Glandon, à ses six enfants dont Thomas, servant royal au baillage et siège présidial de Bourges et à son petit-fils Thomas Lauverjat , de bâtir une Chapelle et d'y fonder six messes par an.

Bénite en 1672 sous le vocable de Notre-dame, elle est ornée d'un tableau peint par le berruyer Jean Rousset en 1690. Le service en est transféré en 1709 à la cure de Quantilly. Aliénée comme bien révolutionnaire en 1791, adjugée aux citoyens Vergne et Villepelet, entretenue par ses propriétaires successifs, la chapelle est restaurée en 1992. Elle Posséde une nef fermée à l'est par un chevet polygonal à trois pans et surmontée d'un clocher, le tout couvert d'ardoises. Protégée par un auvent, la porte cintrée possède une armature de loquet reproduisant celle de la fondation.



 Le château de Quantilly:

              Le nouveau château est édifié avant 1850 pour Charles Valéry batailler, homme d'affaires et héritier du vieux château par sa femme Jeanne Guillot. La maison de maître comprend un corps de logis central accolé de deux pavillons en retrait, les deux angles de la façade portant chacun une tourelle polygonale saillante. Seul l'étage du bâtiment central est surmonté de combles mansardés.

              L'intérêt de cette maison bourgeoise provient de son implantation sur un coteau bien exposé au midi, au milieu d'un vaste parc agrémenté d'un jardin planté d'arbre en massifs et silloné d'allées tracées à l'anglaise.

 Son originalité découle de la captation de plusieurs sources d'eaux vives aux destinations spécifiques. L'une est reservée pour l'eau de table, une autre pour arroser le jardin et le potager, une troisième pour alimenter la pièce d'eau et sa cascade, une quatrième destinée à la salle de bain, au garde manger et au cabinet d'aisances abrités tous les trois sous des pavillons en brique et en bois, couvert de chaume et dispersés à quelques distances de la maison de maître.

 

Plusieurs bâtiments d'habitation répartis sur la commune témoignent de l'évolution de l'architecture rurale du XVIIIe siècle à nos jours, en particulier une maison basse construite en moellons de pierre de bure et de silex liés par l'argile. Elle ne comporte que deux pièces à solives et sol carrelé, une grande chambre à cheminée et à four, avec une courbe trés saillante en façade prolongée par une basse-goutte appentis muni d'un toit à une pente appuyé sur le mur-pignon d'une construction et une chambre froide à la suite.

                Elle est accessible par une unique porte précédée de quelques marches. deux fenêtres de guinguois éclairent faiblement l'intérieur, et une toiture en tuiles plates s'est substrituée à la paille et aux bardeaux d'origine.

En limite des communes de Quantilly et de Saint-Palais, les habitants des villages des Crots de Vaux et des Bardys s'entendent pour construire un lavoir avec l'autorisation de la commune de Saint-palais. Il s'agit d'un lavoir rectangulaire, alimenté par une source abondante captée dans un bassin circulaire empierré, et bordé de deux bâtiment en vis à vis, couvert en tuiles mécaniques de Vierzon-Forges. Les eaux pluviales s'écoulent dans l'impluvium central. Deux portes, à l'encadrement en  briques et linteaux en bois donnent accès aux planches à laver comme aux barres métalliques sur lesquelles les lavandières étendent le linge propre.

               

    La Contrée de Vaux:

              Le centre de la seigneurie de Vaux était au lieu-dit la Poterie de Vaux, et le siège de la justice se trouvait au hameau des germaisons. De la poterie de Vaux, où il y eut effectivement des potiers en terre jusqu'au début du XVIIIème siècle, il reste le hameau dit du "Crot de Vaux" (altération de Contrée de Vaux) qui avait conservée jusqu'à ces dernières années un aspect archaïque. on peut encore y voir une maison à tourelle d'escalier ronde, des fenêtres à meneaux croisés et de hauts toits. Tout cela remonte aux XVème et XVIème siècles. Ces maisons sont en ruines, mais nous les avons vu habitées il y à moins de 25 ans.

               Ces fermes, hameaux, métaieries composant la Contrée de vaux dépendaient, pour le spirituel, alternativement des paroisses de Menetou et de Quantilly. D'une toussaint à l'autre, les baptêmes, mariages et sépultures étaient célébrés en l'église de Menetou, et l'année suivante à Quantilly.

 La seigneurie de Vaux possédait droit de haute, moyenne, et basse justice, et sa franchise fut souvent attaquée par les seigneurs de Quantilly qui auraient bien voulu soumettre les habitants aux charges, tailles, capitations du reste de la paroisse. Mais les habitants de vaux eurent toujours gain de cause. Cependant en 1639, ils furent imposées aux subsistances des gens de guerre par les collecteurs de Quantilly. Ils réclamèrent et finirent par rentrer dans les sommes qu'on les avait obligé d'avancer.

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© Isabelle Riche-Nevers