Actualité

Débuts très prometteurs pour Milaja Korchaga

Meilleur Babby à Bourges 25/02/17

Meilleur Puppy à Montluçon le 19/03/17

Meilleur Puppy à Limoges le 8/04/2017

Meilleur puppy à Chateauroux le 29/04/17

Meilleur Puppy à Vallères le 21/05/2017

Meilleur Jeune à Chalettes le 23/07/2017

Championnat de France à Nantes le 4/06/2017

Milaja 2ème EXC classe jeune

Naissance de 6 beaux bébés le 15 août 2017

voir rubrique "nos portées"

PRINCIPAUTE DE BOISBELLE

 

Un Royaume dans le Berry

 Boisbelle, Principauté lilliputienne, disait l'historien local H. Boyer. Petit royaume au beau milieu du royaume de France, on la disait sise près "Berri".
Si les origines des privilèges extraordinaires de cette principauté restent encore inconnues, des lettres patentes des Rois de France, maintes fois renouvelées, les ont reconnues.

Si l'origine exacte de la Principauté de Boisbelle et de ses privilèges reste encore à dater, des lettres patentes des Ducs de Berry et des Roi de France, renouvelées à de nombreuses reprises, les ont reconnus. Citons notamment : franchise des tailles (1386), franchise du service militaire (1443), franchise du sel (1610).

Petit royaume au beau milieu du royaume de France, Boisbelle était "sise près Berri " (et non en Berri).

Les Princes propriétaires de ce lieu y exerçaient les pouvoirs d'un souverain, faisaient les lois, rendaient justice, et battaient monnaie. Les habitants n'étaient soumis à aucun impôt, taille, corvée ou gabelle, et n'avaient pas d'obligations militaires, ils versaient seulement une redevance pour l'Église. Boisbelle était une terre de franchises. Le sel étant exempt de gabelle sur le territoire de la Principauté, les faux-sauniers en faisaient la contrebande.

La Principauté appartint à la famille des Seuly (ou Sully) - à l'origine, des pirates normands - avec, en particulier, Henry II de Seuly, premier seigneur auquel on puisse attribuer le titre de Souverain de la Principauté en 1252. Elle passa ensuite dans les possessions de la Maison d' Albret, par le second mariage de Marie de Sully (27/02/1400) puis dans celles des Gonzagues, ducs de Mantoue-Nevers.

Le 31 août 1605, Maximilien de Béthune, plus connu sous le nom de Sully, ministre polyvalent du roi Henri IV, achète àCharles de Gonzagues duc de Nevers, prince de Boisbelle, la terre et seigneurie souveraine de Boisbelle. Cette acquisition en complétait de nombreuses autres faites aux alentours., dont le château de Sully-sur-Loire(1602). Quoi que n'ayant aucun lien avec la famille, le nouveau duc de Sully (1606) se posait en héritier des premiers Seuly (notamment Gilon de Seuly, constructeur des deux forteresses de pierre des Aix d'Angillon et de la Chapelle d'Angillon)

Le 28 décembre 1608, Sully conclut le marché pour la construction de sa nouvelle ville avec Hugues Cosnier, entrepreneur du canal de Briare. La première pierre d'Henrichemont fut posée le 13 avril 1609, mille ouvriers et entrepreneurs furent employés pour ce travail, l'inauguration eut lieu en 1609 en présence de Henri IV à qui Sully dédia la ville. Pour repeupler son domaine, Sully fit confirmer les anciennes franchises des habitants par le roi, et leur en accorda de nouvelles. Il encouragea la création de tanneries à Boisbelle, et de poteries à La Borne. Si en 1576 la paroisse de Boisbelle comptait environ cinq cent personnes, en 1723 Henrichemont comptait trois mille quatre cents habitants.

D'après la carte de Cassini, la Principauté comprenait les territoires actuels de Boisbelle, HenrichemontLa Borne,Achères, une partie de Menetou-Salon (le Fief Pot), et quelques parcelles de la commune de Quantilly. La Principauté étant répartie dans les trois paroisses de Menetou, Quantilly et Ivoy-le-Pré, on lui donna parfois le nom de "royaume des trois paroisses".

En 1766, les terres et les droits de la Principauté furent cédés au roi de France par les descendants de Sully, ce qui déclencha les protestations des habitants, déçus de perdre une grande partie de leurs franchises et libertés.

Avec la révolution de 1789 et la création des départements, la province du Berry cessa d'exister en tant que telle et fit place aux départements du Cher et de l'Indre. Sa disparition entraîna celle de la principauté de Boisbelle.

Mais Sully trouva en Boisbelle une bien pauvre capitale, et décida de bâtir Henrichemont !

             HENRICHEMONT est avec CHARLEVILLE-MEZIERES et RICHELIEU un exemple de création des "cités idéales" du XVIIe siècle.

Un marché général pour sa construction fut passé le 28 décembre 1608. Le travail à faire était important; Sully fit venir sur le site, 1000 ouvriers étrangers à la Principauté. La première pierre fut posée le 13 avril 1608. Il nomma sa cité Henrici-Mons, le Mont Henri ( devenu Henrichemont ) en l'honneur de son Roi. L'assassinat d'Henri IV mit un terme à l'oeuvre de Sully qui n'eut plus l'aide morale et financière de son ami.

             Louis XV racheta la Principauté en 1766 et supprima les privilèges.

             Parmi les vestiges de cette époque: l'urbanisme, la Maison du Procureur Fiscale, La façade de l'Hotel des Monnaies, le porche de l'Hotel du Boeuf, quelques portions de remparts, de très grandes caves et des cours avec possibilité de communiquer d'une rue à l'autre sans être vu de l'extérieur.

 

 

 

 

 

 

 La Borne:        

La Borne est un hameau situé sur les communes d'Henrichemont et de Morogues, dans le CherFrance. Lieu decéramique depuis le XIIe siècle, c'est le haut lieu de la poterie de grès en France. Aujourd'hui encore, environ quatre-vingt potiers et céramistes contemporains travaillent à La Borne et aux alentours.

Ancien lieu de poterie (un titre de 1260 mentionne le plus ancien four connu), le hameau bénéficie de la création du village d'Henrichemont. Les traces écrites attestent de l'activité potière à La Borne dès le XVIe siècle. Le village bénéficie d'une situation privilégiée au milieu de la forêt et sur un important filon de grès, éléments indispensables pour la cuisson au bois et l'accès à la matière première. La production traditionnelle se compose de pièces utilitaires en grès qui répondent aux besoins de la vie et des productions rurales. Vient s'y ajouter une création d'imagerie populaire très recherchés par les collectionneurs.

Des noms devenus fameux illustrent l'activité des familles (voire des dynasties) de potiers de La Borne : Talbot, Bedu, Bernon, Foucher - sans oublier Marie Talbot pour sa production imagière. Des siècles de travail et de transmission dusavoir-faire confèrent une beauté quasi parfaite aux objets de la production traditionnelle de La Borne.

À cette période heureuse, qui verra le grès bornois diffusé sur le territoire français et à l'étranger pendant plusieurs siècles succèdera une période de déclin. Dans la première moitié du vingtième siècle l'usage du grès, lourd et parfois fragile, sera remplacé par celui du zinc et de matériaux plus légers et plus durables. En 1896, on comptait 91 potiers, en 1914, 14 fours étaient en activité et il n'en restait que 4 en 1950.

La plupart des céramistes de grès qui renouvelleront la création dans la deuxième partie du XXe siècle vont passer par La Borne. Successivement de jeunes sculpteurs viendront s’installer dès les années 1940 à la suite de Paul Beyer: Jean et Jacqueline LeratAndré RozayVassil IvanoffPierre MestreElisabeth Joulia, puis Yves et Monique MohyJean Linard,Claudine Monchaussé. Alors que la poterie traditionnelle périclite, La Borne attire des céramistes de plus en plus nombreux, parmi eux des potières étrangères : Anne Kjaersgaard (Danemark), Gwyn Hansen (Australie), Janet Stedman,Christine Pedley (Grande-Bretagne)...

Au cours des années soixante, Pierre Digan et Janet Stedman créent une entreprise de poteries où travaillent d’excellents tourneurs qui s’établiront lors de sa fermeture, tel Eric Astoul. Des élèves de l’atelier de céramique de l’école des Beaux-Arts de Bourges s’installent également à La Borne et dans les alentours : Rémi BonhertHildegund Schlichenmaier,François MaréchalClaude et Jean Guillaume. Potiers influencés par l’esthétique anglaise dans la suite de Bernard Leachou sculpteurs céramistes sortis des Beaux-Arts, leur création est vivante et se transforme avec les influences étrangères, les voyages au Japon et l’introduction des fours à bois orientaux couchés à une ou plusieurs chambres.

Les passionnés de cuisson au bois se retrouvent à La Borne autour des grands fours, lors d’événements comme les symposiums en 1977 et 1978 ou des cuissons collectives et festives de "La Borne en feu" en 1990, et "La Borne s'enflamme" en 2007.

La Borne attire. La terre, le bois, les ateliers, les fours abondent et les céramistes accueillent leurs collègues de toutes les nationalités qui souhaitent s’installer, rester un temps ou pour toujours. Ainsi, Nadia PasquerAlain Girel et Jeanne GrandpierreSteen Kepp (Danemark), Hervé Rousseau et Jo MiquelSeung-ho Yang (Corée), ont inscrit leur nom dans l’histoire du village. Mais ce sont plus de quatre-vingt céramistes qu’il faudrait citer.

 



Le château de Menetou-Salon est une étape de la route Jacques Cœur.

Menetou-Salon: "Monastellum", monastére de Sarlon, est devenu Menetou-Salon. Sarlon le Riche,' était un descendant des envahisseurs normands. 

Le Fief-Pot dans la Principauté de Boisbelle: Menetou était divisé en deux parties: Le Menetou taillable, qui dépendait du seigneur de Mehun, et le Mentou franc, dit le Fief Pot, qui faisait partie de la Principauté et en avait tous les avantages. Le premier Menetou avait son centre au château actuel, lequel a été modifié et embelli au cours Des XIXe et XXe siècles par les Princes d'Arenberg; le second, au château de la Chaintre.

Ces deux seigneuries furent réunies en 1590, le fief Pot gardant ses privilèges qui furent abolis avec ceux de Boisbelle à la révolution.

Le château de Menetou-Salon, chef-d'œuvre de l'architecture néo-gothique, classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, ayant appartenu à Jacques Cœur en 1448, dont le Palais inspira son agrandissement, présente aujourd'hui à son visiteur l'opportunité d'admirer l'intérieur historique, magnifiquement conservé, d'une demeure princière du XIXe siècle. Vous y découvrirez également les voitures à cheval et à essence employées par les Princes d'Arenberg jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, dont une qui parcourut Paris-Moscou deux fois, en 1911 et 1968, et inaugura le tunnel sous la Manche en 1994 ; une sellerie d'apparat, et un jardin-labyrinthe néo-gothique.

L'actuel château peut raconter cinq siècles de construction depuis le XIVe siècle, date de début du chantier jusqu'à 1888 avec les majeurs remaniements pour aboutir à la grandiose demeure habitée par le propriétaire actuel, son Altesse Sérénissime, le Ve Prince et Duc d'Arenberg français.

Entièrement meublé, le château de Menetou garde quelques belles richesses dont une bibliothèque qui réunit 12 000 volumes, un hall copie conforme d'une salle capitulaire d'abbaye, un coffre de voyage de Jacques Cœur, des toiles de l'école flamande. Le lieu rappelle la mémoire d'une grande figure, celle d'Auguste d'Arenberg à l'origine des grandes rénovations du château au XIXe siècle.

Le vignoble de Menetou-Salon, appellation d'origine contrôlée, est un vignoble très ancien si l'on croit les vieux écrits et documents concernant la seigneurie et châtellerie de Menetou-Salon. On retrouve encore des actes de l'an 1063, 1097 et 1100, par lesquels le Seigneur de Menetou fait don à différents ordres religieux de la région, et plus particulièrement à la célèbre Abbaye de Saint-Sulpice-lès-Bourges, de vignes sises au clos de Davet.

 

En 1190, Hugues de Vèvre, Seigneur de Menetou-Salon, donne lui aussi des terres et des vignes à l'Abbaye de Loroy. Enfin, les vieux écrits relatent que le vin du vignoble de Menetou-Salon fut un des plus beaux ornements de la table seigneuriale du grand argentier Jacques Cœur, qui acquit la seigneurie de Menetou en 1450. On dit même qu'Agnès Sorel, quand elle venait se reposer sous les vieux tilleuls encore debouts près du château actuel, appréciait particulièrement le vin du « Clos de la Dame ». Le vignoble de Menetou-Salon s'étend sur 330 hectares de colline. L'aire d'appellation couvre 10 communes dont Menetou-Salon.

 

Achères; Acheriis en 1075: sa petite église est l'ancienne chapelle des ermites qui vécurent  en cet endroit aux Xe et XIe siècles. Son abside est percée de trois fenêtres de plein cintre. Elle possède une remarquable pierre d'autel posée sur deux montants latéraux ornés de grecques, probablement contemporaine de la fondation de l'église datant de la fin du XIe, début du  XIIe siècle.

Prés  de cette église a été bâtie la maison du Prieur qui daterait du XIIIe siècle.

Pays des abeilles et du miel, on y fabriquait de la poterie et du merrain ( planche pour la confection des douves de tonneaux). En 1610, on y fondait encore du fer grossier.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Isabelle Riche-Nevers